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Organe officiel de l'association ce bulletin trimestriel est bien plus qu'un simple compte rendu d'activités, il informe, traite des sujets d'actualité concernant la mémoire et propose une page 'Histoire

Il inventorie également les dons, acquisitions des trois derniers mois se transformant ainsi en un outil de premier ordre pour les chercheurs.

 

 

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LES ECHOS

 

DE   NOTRE

 

MEMOIRE

BULLETIN

TRIMESTRIEL

D'ASCOMEMO

N°113

Septembre2018

ASCOMEMO 39-45, 7 rue Dr Viville 57300 HAGONDANGE

Tél : 03.87.72.08.65 ascomemo@wanadoo.fr

Responsable de la rédaction ; Philippe Wilmouth    Envois assurés par les mairies de Ay, Trémery, Hagondange et Moyeuvre-Grande 

 

 Echos, Echos , Echos

 1918 - 2018

 ASCOMEMO AU CŒUR DES COMMEMORATIONS

DU 100ème ANNIVERSAIRE

DU RETOUR DE LA MOSELLE A LA FRANCE

Alors que ce n’est pas l’objet principal de notre association, l’Ascomémo sera omniprésente dans les manifestations du 100ème anniversaire de novembre 1918 et du retour à la France des territoires annexés depuis 1871.

En effet, depuis 20 ans maintenant, nous avons collecté des documents et photos permettant d’illustrer cette période de rupture et comprendre les parcours des uns et des autres pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1998, à Hagondange, nous avions monté notre première exposition sur ce sujet, inaugurée par le ministre des Anciens combattants d’alors. Dix ans plus tard, nous présentions une deuxième exposition à Montoy-Flanville sur 17 panneaux. Depuis, ces panneaux tournent régulièrement, complétés par des affiches, documents et petits matériels originaux puisés dans nos réserves. Ils sont encore mobilisés pour cette année de commémoration.

 

 

Echos, Echos , Echos...USEE DE LA MOSELLE EN 1939-

Portes ouvertes dimanche 5 août : 55 visiteurs.

Le musée est répertorié dans le Guide des visites pédagogiques en Moselle 2018-2019 édité par le Conseil départemental et diffusé dans tous les établissements scolaires mosellans.

Visites remarquées :

-Ehpad Les Coquelicots de Talange

-Laurent Kleinhentz, doctorant à l’université de Lorraine pour des recherches sur « Histoire et Mémoire de Tambow 1943 à nos jours 

  *

*Jean-Yves Mary, membre de l’Ascomémo, vient de publier chez Heimdal un quatrième tome de "Mémorial de la bataille de France" consacré cette fois-ci aux événements survenus entre le 17 et le 25 juin 1940. Des photos d'Ascomémo sur l'entrée des Allemands à Metz le 17 juin et les combats dans le sud mosellan le lendemain y figurent.

 

*Dans sa collection consacrée à la guerre, les éditions liées au RL ont publié une brochure sur l'année 1942-43. Y figure un article sur les Malgré-Nous que Philippe a pu corriger. Trois photos de notre fonds y sont publiées.

 

*Suite à un article paru dans le Républicain Lorrain le 20 juillet sur Dante Pederzoli pendu à Sainte-Marie-aux-Chênes le 3 septembre 1944, nous sommes intervenus auprès de la rédaction du journal pour dénoncer son titre racoleur et pointer de nombreuses erreurs historiques. En effet, dans le titre, ce crime est attribué à la division Das Reich dont la portée symbolique du fait de son implication dans le massacre d’Oradour rajoute de la dramaturgie. Mais, il ne pouvait pas s’agir de la division Das Reich. A cette époque, elle se trouvait en Belgique dans le secteur de Huy, Givet, Namur. Il s’agirait plutôt d’éléments de la SS Panzer-Grenadier-Brigade 49 qui à cette date aménage un secteur défensif à Roncourt, Malancourt, Montois-la-Montagne, St-Privat-la Montagne. Adolf Diekmann a été tué le 29 juin 1944 en Normandie et ne pouvait donc être présent en septembre en Lorraine. Cette erreur a été rectifiée dans le RL du 24 juillet. Il n’a jamais commandé la division… Les nièces et le frère de Dante Pederzoli ont été déportés non pas en répression de l’affaire du 3 septembre 1944 comme cela est supposé dans l’article, mais l’ont été bien avant, le 6 juin 1942, suite au sabotage d’un transformateur de l’usine d’Auboué. Le plus dommageable est que cet article puisse servir de référence et soit recopié dans l’avenir comme vérité historique. Mais heureusement, le journaliste a publié toutes ces corrections le 29 juillet. Réaction à saluer ! L’Histoire a pris le pas sur une mémoire fantasmée.

 

*Même démarche pour la manifestation du 15 août 1940 qui a fait la une de l’édition de Metz du RL. "…La manifestation telle que vous la décrivez est une construction mémorielle datant de 1945 et répétée sans discernement depuis, notamment dans vos colonnes. Il serait temps que la presse tienne compte de l’historiographie récente. En effet, la manifestation du 15 août 1940 est d’abord un acte de piété, une espérance en ces temps de guerre difficiles, et certainement un acte de fidélité à la sainte patronne de la France. Comme vous le faites chaque année, on ne retient depuis 1945 que le caractère patriotique bien réel mais pas aussi important qu’on ne le rapporte depuis la Libération. Par exemple, il n’y a jamais eu un parterre de fleurs bleu-blanc-rouge comme on l’a longtemps martelé, mais tout au plus quelques bouquets et rubans tricolores…

De plus, dans l’article, de nombreuses erreurs s’ajoutent à cette construction mémorielle:

-L’évêque Mgr Benzler n’a pas été expulsé en 1919. L’administration française, en particulier le préfet Léon Mirman, l’a méprisé et il ne put en conséquence exercer ses fonctions sacerdotales tant et si bien qu’il offre sa démission le 12 janvier 1919. Il quitte finalement Metz le 29 août 1919. Pierre Brasme, dans son récent livre De la Lorraine allemande à la Moselle française 1918-1919, évoque une lettre de la nièce de Mgr Benzler qui raconte ce moment solennel où l’évêque prend le train en gare de Metz sans être encadré par une quelconque force policière, mais accompagné par une quarantaine d’ecclésiastiques…

-La manifestation du 15 août 1940 n’a jamais été interdite en Moselle à l’inverse de l’Alsace. Elle est même annoncée dans la Metzer-Zeitung du 13 août qui indique cependant qu’elle ne sera pas chômée. C’est l’évêque, Mgr Heintz, et non l’autorité allemande, qui décide de ne pas faire de procession dans la rue, mais seulement dans la cathédrale afin de ne pas provoquer les Allemands d’autant qu’il n’y a pas eu de procession dans Metz depuis septembre 1939. Mgr Heintz fait la messe dans la cathédrale devant 2 000 Mosellans et préside les vêpres. Il ne se serait pas rendu place Saint-Jacques. Le rassemblement, important comme le prouve de nombreuses photos, est spontané, et improvisé, mais toléré par les autorités allemandes…

-L’expulsion de Mgr Heintz prévue dès le 2 juillet 1940 n’est pas une conséquence directe de la manifestation. Tout au plus, cela a précipité la mesure et a permis de légitimer s’il le fallait le départ de l’évêque auprès de la population…

-De même faire croire que l’expulsion des 4 000 Messins est une conséquence de la manifestation du 15 août est une grave erreur historique. Ces expulsions de l’été nécessitent en effet la mobilisation de forces policières importantes et organisées et la constitution des trains vers Lyon. Au préalable, des enquêtes ont été effectuées sur la population, nécessitant des moyens et du temp puisque ces expulsions sont très ciblées contre les indésirables non-germanisables. Les expulsés recevaient un Mitteilung imprimé, pré-daté « août 1940 ». Elle n’est pas une conséquence de la manifestation du 15 août 1940. …Le problème est toujours le même : on risque de considérer que, parce que publié dans le journal, cela devienne une vérité historique, toujours recopiée, jamais rectifiée… » Pas de réaction du RL à ce jour.

 

*Nous étions représentés par Roland Gautier, vice-président, à la commémoration de la rafle du Vel d'hiv et à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français à Metz-Queuleu.

 

*Début juillet, le panneau explicatif à l'entrée du site de Metz-Queuleu a été découvert maculé d'inscriptions nazies et satanistes. Nous avons condamné cet acte malveillant qui montre que l'ignorance et la bêtise mettent en péril le travail de vigilance des associations de mémoire contre les extrémismes et l'intolérance.

 

*Georges Rivet nous a déposé les archives de la section des incorporées de force de l’UNC. Une belle documentation sur ces jeunes filles victimes du nazisme.

Décès

-Robert Weiss de Marange-Silvange, 93 ans, Malgré-Nous d’Hagondange, réfractaire à la Wh et FFI en Bretagne. Il nous avait confié depuis longtemps de nombreux beaux documents qui sont exposés au Musée.

  

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