Les

 

 

Chroniques

Association pour la Conservation de la Mémoire

                                                                         de la Moselle en 1939-45

  

 

  

de la vallée

 

ESPACE MEMOIRE  

  7 rue du Docteur Viville  

 57300 HAGONDANGE   

03.87.72.08.65 

 

 

 de l'Orne

 

 

 

 Sommaire

 

 

Drôle de guerre

 

 

Guerre Eclair

 

 

Annexion

 

 

Libération

 

    Les chroniques présentées sur ces quatre pages évoquent  le drame mosellan sous ses différents aspects, depuis la déclaration de guerre avec l'évacuation de la zone frontalière, l'arrivée des troupes françaises, anglaises, polonaises, l'installation dans les cantonnements à l'arrière de la ligne maginot, à l'éloignement des travailleurs étrangers, la germanisation, l'incorporation de force, l'internement, la déportation et enfin la Libération. 

 

DROLE DE GUERRE

 

Extrait   Les usines paralysées.

   Vendredi 1er septembre 1939, l'Allemagne attaque la Pologne. Dès 1938, la France décrètait une mobilisation partielle : 60 % des ouvriers de la Vallée sont mobilisés et le 150e Régiment d'infanterie s'installe à Moyeuvre et Clouange.

Ça y est, cette fois , c'est la guerre ! On la craignait depuis plusieurs années. Et plus encore à la frontière, en Moselle et dans la vallée de l'Orne. Ici, on se souvient que vingt ans auparavant, on enterrait encore ses jeunes.

A Hagondange, plus de cent vingt enrôlés de droit dans l'armée du Kaiser étaient tombés en 1914-18. Deux autres, le capitaine Degoutin et le lieutenant Kremer étaient tués avec l'uniforme français. Vingt ans seulement ! Même pas le temps d'une génération. Les plaies n'étaient pas refermées. Il a fallu attendre quinze ans pour qu'un monument aux Morts soit érigé à Hagondange. Sans nom pour éviter les polémiques.

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Guerre éclair

 Extrait Le 10 mai 1940, la vallée est bombardée

Après neuf mois de "drôle de guerre" les Allemands attaquent. Le 10 mai 1940, la Vallée subit son premier bombardement

Voilà neuf mois que Français et Allemands restent face en face dans leurs lignes Maginot ou Siegfried. Quelques coups de mains et un pseudo-attentisme. car, pendant ces neuf mois, l’Allemagne a envahi le Danemark et la Norvège et a préparé son offensive vers l'Ouest. L'État-major français n'a rien senti venir.

Avec cette ligne Maginot, ils ne passeront pas. Le 10 mai 1940, les commissariats de Rombas, Amnéville et Hagondange reçoivent encore une note du Ministère de la guerre autorisant le Centre d'entraide pour les soldats et travailleurs d'Outremer dans la Métropole à organiser une journée nationale comportant appel à la générosité sur la voie publique pour le 30 juin. Elle ne pourra pas se faire.

Ce 10 mai, vers 10 h, au retour de l'inauguration de la voie ferrée de 60 cm qui relie le dépôt de munitions du bois de Saint-Hubert au dépôt de Sainte-Agathe à Woippy, le personnel de conduite annonce aux hommes l'attaque allemande. Les divisions blindées du général Guderian sont lancées à travers les Ardennes. Là, pas de fortification. Impossible de passer, pensait-on. Et pourtant les voilà ! Comme en 1914, les Allemands envahissent le Bénélux. .

Le préfet Bourrat se rend immédiatement à Thionville. Lorsqu'il passe à Richemont, il reste stupéfait "Dans le pré qui bordait la route ", raconte-il dans ses Mémoires, " les soldats français jouaient au football. Nous nous regardions, le lieutenant chargé de l'information et moi, abasourdis et je disais à mon compagnon de route : C'est à croire que la nouvelle est fausse. Si nous nous étions trompés

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Annexion

 Extrait Trois maires sarrois débarquent dans la Vallée.

La Moselle est annexée de fait, la frontière de 1870 est rétablie. Des maires sarrois sont nommés pour prendre en charge l'administration civile

 En Moselle, l'armée d'occupation va très vite laisser place à une administration civile à la tête de laquelle est nommé le 2 août 1940, Joseph Burckel, Gauleiter de Vienne. La Moselle est annexée la frontière de 1871 est rétablie dès le 4 juillet. C'est une annexion de fait, contraire au droit international puisqu'aucun traité n'est signé entre la France et l'Allemagne. Le droit du vainqueur !

Installation des Stadtkommissar

Les comités de gestion composés d'autochtones installés par l'armée vont être remplacés par des maires nommés par Burckel

En août 1940, Andréas Badar, maire de Rohrbach-en-Sarre, ami du Gauleiter, ancien instituteur comme lui, débarque à Hagondange et occupe la fonction de Stadtkommissar, commissaire de la ville. "J'entreprends cette tâche avec un peu d'anxiété, écrit-il en 1944, mais avec la joie de mettre toute mes forces dans la reconstruction de la Lorraine. Les vingt années de séparation de la Lorraine (sous entendu d'avec l'allemagne) doivent tomber dans l'oubli. " Badar est un fonctionnaire allemand, respectueux de l'ordre et de la hiérarchie, mais pas un fervent nazi. « Quand je rentrais dans son bureau, racontait Mlle Nicolas, ancienne institutrice, il me saluait par un "Heil Hitler!" et je ne répondais pas.

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Libération

Extrait ""Profitant d’un repli américain, les Allemands réoccupent Maizières-lès- Metz, le verrou nord de Metz va tenir pendant deux mois.

 

Le sept septembre 1944, trois chars américains de la 7th Armored Division atteignent Maizières les Metz. Profitant du repli de cette division blindée américaine sur Lunéville entre le 12 et le 17 septembre et de son remplacement par la 90° Division d’Infanterie, les cadets allemands du général Krause réinvestissent la ville. Ils installent leurs défenses avec mitrailleuses et mortiers, notamment sur les deux crassiers.

 

Ils sont appuyés par les feux nourris du Fort de Fèves . Les Américains y répondent avec batteries d’artillerie installées à Rombas et Amnéville. Le 15, Maizières subit son premier bombardement. Et à chaque fois que les Américains s’en approchent, c’est l’accrochage.

 

Le 25 septembre trois FFI de la Brigade Pizel sont tués dans les bois de l’Abbé.

 

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