Chronique

de la Drôle

de Guerre

 

Association pour la Conservation de la Mémoire                                                                          

de la Moselle en

 

1939-45

 

 

CHRONIQUES DE LA  2ème GM

 

dans la vallée

de l'Orne 

 

ESPACE MEMOIRE  

  7 rue du Docteur Viville  

 57300 HAGONDANGE   

03.87.72.08.65 

 

 

 

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Marche vers la guerre

 

Les usines paralysées.

 

Vendredi 1er septembre 1939, l'Allemagne attaque la Pologne. Dès 1938, la France décrètait une mobilisation partielle : 60 % des ouvriers de la Vallée sont mobilisés et le 150e Régiment d'infanterie s'installe à Moyeuvre et Clouange.

Ça y est, cette fois , c'est la guerre ! On la craignait depuis plusieurs années. Et plus encore à la frontière, en Moselle et dans la vallée de l'Orne. Ici, on se souvient que vingt ans auparavant, on enterrait encore ses jeunes. A Hagondange, plus de cent vingt enrôlés de droit dans l'armée du Kaiser étaient tombés en 1914-18. Deux autres, le capitaine Degoutin et le lieutenant Kremer étaient tués avec l'uniforme français.

1933 : Inauguration du monument aux Morts d'une autre guerre à Hagondange

 

 Vingt ans seulement ! Même pas le temps d'une génération. Les plaies n'étaient pas refermées. Il a fallu attendre quinze ans pour qu'un monument aux Morts soit érigé à Hagondange. Sans nom pour éviter les polémiques.

 

L'acier pour la paix ?  

 Depuis la France est devenue pacifiste. Ça devait être la "der des der". A Talange, un instituteur, Jean Burger, crée le Mouvement pour la paix en Moselle.
En même temps, les usines sidérurgiques de la vallée de l'Orne fournissent les millions de tonnes d'acier nécessaire au béton armé pour la construction d’un mur, la ligne Maginot, qui doit circonscrire toute invasion.

A l'époque, le ciel s'embrasait sous le feu de dix-huit hauts fourneaux. Partout à Moyeuvre-Grande, Jamailles, Rombas, Hagondange, des usines. Elles fournissent plus de 60% des besoins nationaux en acier et depuis le 8 mai 1939, les 15 000 ouvriers travaillent duarante huite heures par semaine au lieu de quarante. Produire, produire toujours plus. Jusqu’à la fin août 1939, les liraisons de produits semi-finis des de Wendel à l’Allemagne se poursuivent pendant que jusqu’aux derniers jours les trains de coke du Kohlensyndikat arrivent dans les gares de marchandises de la vallée. Le coke allemand a servi à faire l’acier pour l’armée française et l’acier français a participé à l’approvisionnement allemand. Jusqu’au bout.

 

La montée du péril
O
r le péril est grand. L' Allemagne pour la montre de plus en plus son désir d'expansion. En 1935, des réfugiés sarrois débarquent dans les usines. Beaucoup sont juifs.
En 1936, l'Espagne devient un champ de manoeuvre pour les troupes allemande. Henri Husson et Henri Probst d'Amnéville engagés dans les Brigades internationales les combattent et sont tués.

En 1938, après l’Autriche, Hitler "zieute" la Tchécoslovaquie.

La France décrète une mobilisation partielle. 60 % des ouvriers de la Vallée sont mobilisés créant une paralysie des usines pourtant nécessaires à l'effort de guerre.


Le 150e Régiment d'infanterie débarque de Verdun pour s'installer à Moyeuvre et Clouange. Un sursis intervient. On veut croire à la paix avec le Traité Munich.

    Mais la menace est toujours grande. Des Républicains de Hagondange concluent leur réunion par la mention suivante : " Si le fascisme germano-italien venait à vaincre, les frontières de notre pays seraient encore plus menacées qu'elles ne le sont actuellement ".

 

 

 

 

1938 : le 150e RI défile à Moyeuvre pendant "la petite mobilisation"

 

 

En 1939, le fascisme triomphe en Espagne. Hitler annexe la Tchécoslovaquie. Il s'attaque maintenant à la Pologne. La France mobilise.

 

 

 

Une population hétérogène et cosmopolite unie par le destin.

I

  Il y a soixante ans, la France mobilise. Dans la Vallée, nombre de germanophones n'arrivent pas à lire l'affiche en français. Sur 15 350 ouvriers, on trouve aussi 4 600 étrangers. Toute cette population cosmopolite se retrouve engagée dans une guerre à l'issue incertaine.
Les gens s'attroupent. Qu'est-ce ?. Beaucoup n'arrivent pas à lire cette affiche en français. Ils se la font expliquer. Les adultes n'ont connu que l'école allemande, la Moselle ayant été annexée de droit au Reich en 1871

 

 

Un groupe d'ouvriers à Rombas vers 1936

 

 

 Les Mosellans sont devenus citoyens allemands tandis que la frontière passait du côté de Moyeuvre. Il y a à peine vingt ans, devenus français par réclamation ou réintégration, ils ne peuvent pas effacer une culture qui a baigné parfois près d'un demi-silcle de leur existence.

 

Pourtant, les entreprises de Wendel installées à Moyeuvre-Grande et Rosselange depuis 1811 ont su cultiver le retour à la "Mère Patrie".


Ils ont installé une autre usine de l'autre côté de la frontière, à Joeuf. Les ouvriers qui refusent de devenir Allemands s'y installent et prennent un train intérieur pour travailler à Moyeuvre. Ici, le français est resté l'usage, entretenu par les employeurs.Mais, plus loin dans la vallée, ce sont les industriels rhéno-westphaliens qui créent les usines. En 1898 à Rombas, en 1912 à Hagondange. La population vient essentiellement des campagnes bitchoises et sarregueminoises, d'Allemagne aussi. Mais les Français s'empressent de les expulser en 1919. On continue cependant à parler le patois, un patois germanique.

 

En juin 1939, le quota de films allemands dans les cinémas est deux fois plus important à Amnéville qu'à Moyeuvre. On n'en demeure pas moins français

 

Un soldat du 511e RCC  en arrière plan   une "batterie" de hauts fourneaux

 

 

 

 

1938 : le mariage d'Henriette Laurent à Gandrange. Elle est la fille du directeur de la SLAR de Rombas

 

 4 600 étrangers
Et puis, de nombreux étrangers habitent la vallée.Des Italiens sont venus dès là fin du siècle dernier puis ont été rejoints après 1922 par des antifascistes.

Avant guerre, Clouange compte 60 % d'Italiens, Talange 44 %. La rue de l'Usine est appelée le Petit Tripoli. Des Polonais viennent aussi en nombre dans les mines de la région à la fin des années 20.

Dans la vallée de l'Orne, sur 15 350 ouvriers, on trouve 4 600 étrangers dont 1 606 Polonais, 1 243 Italiens et 283 Allemands. Ils se regroupent en colonies qui s'assimilent mal et demeurent très attachés à leurs coutumes. Ils s'organisent avec le concours actif de prêtres, d'instituteurs, de représentants du parti.

En septembre 1939, toute cette population hétérogène et cosmopolite se retrouve engagée dans une guerre à l'issue incertaine.

 

 

 

 

De la ligne Maginot à Valenciennes

Les mobilisés sur tous les fronts.

 

Samedi 2 septembre1939 : "Tous les français soumis aux obligations militaires doivent obéir aux prescriptions de son fascicule de mobilisation".

 

Les conscrits de la classe 1939 à Hagondange

 

Les mobilisés de la vallée de l'Orne sont sur tous les fronts.

Les affiches appellent les Français à rejoindre immédiatement les casernes." A Beuvange, raconte Gabriel Steff, devant chaque porte, des petits groupes commentaient l'affreuse nouvelle. Des pleurs sillonnaient les joues. Il fallait partir. Prendre le train à Rombas à 12 h 02 ". On est loin de la liesse populaire de 1914.

 

L'esprit n'est plus à la revanche, mais plutôt à la défense de la Nation.

Mais c'est sûr : " Hitler a signé son propre, arrêt de mort ", titrait Le Messin.

 

A Moyeuvre-Grande sept cents jeunes sont mobilisés. Ils rejoignent essentiellement les casernements de la Ligne Maginot à Juppécourt, Micheville, Veckring.

 

Le vicaire Janiszewski de Moyeuvre est lieutenant au 167e Régiment d'Infanterie de Forteresse dans le secteur de Hombourg-Budange et le curé Lagrange de Hagondange aumônier au Hackenberg. Jacques Laurent, administrateur de la Société Lorraine des Aciers de Rombas est affecté au 3e Régiment d'Artillerie de Forteresse et envoyé à l'état-major du secteur de Faulquemont. Avec cette Ligne Maginot, ils ne passeront pas

 

                 

Le lieutenant Freppel deHagondange, mobilisé dans la DCA           Les frères Burger et M. Zitner àla cité de                                                                                                                 Hagondange durant l'hiver 1939-1940

Sur tous les fronts
En réalité, les mobilisés de la vallée sont sur tous les fronts. Les plus anciens sont affectés au 6le Régiment Régional chargé du service de police dans la vallée.

 

Le sénateur de la circonscription de Moyeuvre, Guy de Wendel, est lieutenant-colonel, chef de camp du général Giraud, commandant la 9e Armée française dans le nord de la France. "Je me suis retrouvé également dans l'armée du Nord, raconte Gilbert Kauffmann de Moyeuvre-Grande. Avec des chars, camions et canons car là pas ou très peu de fortifications. On a fait la Drôle de Guerre dans la région de Valenciennes ".

 

Drôle de guerre ? Une expression du journaliste Roland Dorgelès restée célèbre. Cette guerre n'était pas drôle pour les combattants ! Et dès les premiers jours de la mobilisation, raconte Lucien Lecomte, "ce ne fut à Moyeuvre qu'un flot ininterrompu de véhicules, de camions, de voitures hippomobiles, même d'autobus de la ville de Paris. C'étaient pour la plupart des camions réquisitionnés. Nous, pouvions y lire : Pâtes Lustucru, Chocolat Cinroi, Caramels La Pie qui chante ...etc ..."

 

Cette fois-ci, la mobilisation est la bonne. Le lendemain 3 septembre, la France déclare la guerre à l'Allemagne

 

 

 

La Pologne est écrasée par l'Allemagne et les Russes en quatre semaines.

Un gouvernement polonais s'installe en France.

 

Là, le général Sikorski, chef de ce gouvernement en exil, décide de créer une nouvelle armée polonaise. Elle naît de l'amalgame des Polonais en fuite suite à la défaite de leur pays et des ouvriers polonais nombreux en France

 

Avril 1940 : un défilé des troupes polonaises en Moselle

 

 

 

Des immigrés engagés.

 

Après la première guerre mondiale, de nombreux Polonais s'installent dans la vallée fuyant la misère ou la dictature du régent Paul. Ils sont plus de 1600 et travaillent surtout dans les mines de fer.

En décembre 1939, ils représentent 38% des mineurs de Moyeuvre. On compte parmi eux 40% d'antifascistes rattachés essentiellement à la CGT. A Rombas et Clouange, la Société des émigrés polonais réunit également une cinquantaine de membres singulièrement hostiles au régime en place dans leur pays.

 

Certains se sont engagés dans la lutte contre le fascisme. Dans la vallée, ils constituent l'essentiel des recrutés des Brigades Internationales en Espagne. En 1939, une dizaine d'entre-eux sont toujours internés par les Français aux camps de Saint-Cyprien et Argelès dans les Pyrénées Orientales. Le conseiller général de Moyeuvre intervient en leur faveur

 

 

Un engagé polonais, photographié à Rosselange en 1939

 

 

Recrutement

 

Alors quand leur pays est envahi par l'Allemagne, ils veulent se battre. Le 9 septembre 1939, un accord est signé avec la France pour créer une division autonome sous commandement polonais. 15 000 volontaires s'inscrivent dans les Consulats.

Mais la Pologne est vaincue. Le général Sikorski veut sa Brigade. Pour l'honneur. Pour sa légitimité. Le 29 septembre 1939, les hommes originaires de Pologne de 17 à 45 ans sont recensés dans la vallée en vue de la constitution de cette Brigade.

 

En tout, 830 Polonais : 382 à Moyeuvre, 157 à Rombas, 99 à Amnéville, 88 à Clouange, 59 à Vitry, 40 à Rosselange,... Ils sont convoqués à passer le conseil de révision les 23 et 24 octobre dans les mairies ou écoles de la vallée.

Le 13 novembre 1939, la Première Division Polonaise est formée officiellement en France. Elle est composée à 80% de ces émigrés et de leurs fils. Elle va s'entraîner au camp de Coetquidan.

Puis elle est affectée en Lorraine. En juin 1940, par sa défense héroïque, elle permettra le repli des troupes françaises au-delà du Canal de la Marne au Rhin dans la région de Lagarde

 

 

 

Un Mondelangeois, première victime militaire de la Vallée

Le 18 novembre 1939, Louis Siebenborn trouve la mort à Cutting. Il est la première victime militaire originaire de la Vallée.

 

   En octobre 1939, le colonel Charles de Gaulle et le président de la République Albert Lebrun, en inspection au 19èm BCC à Gotzenbruck

Né le 15 septembre 1914, Louis Siebenborn demeure au 36, rue de Metz à Mondelange lorsque la mobilisation est décrétée. Après son service militaire, il est réserviste au 507e Régiment de Chars de Combat. Stationné à Metz, ce Régiment est commandé à partir d'octobre 1937 par le colonel Charles de Gaulle. Le 30 août 1939, Louis Siebenborn rejoint au quartier Lizé à Metz le 20e BCC né de la dislocation du 507e RCC.
Mouvement vers l'Allemagne équipé de chars R35 armés d'un canon de 37 mm et d'une mitrailleuse de 7,5 mm, le bataillon fait immédiatement mouvement jusqu'à la forêt d'Amelecourt au nord de Château-Salins, puis à Zommange à 6 kilomètres de Dieuze.
Du 5 au 8 septembre, il opère avec sa 1ère Compagnie des reconnaissances entre Sarreguemines et Bitche.

Louis SIEBENBORN demeurait rue de Metz à Mondelange

En soutien de l'infanterie, le 20e BCC de Louis Siebenborn entre le 9 septembre en Allemagne vers Bliesbruck jusqu’aux villages d'Heiheim-Gersheim. Pas âme qui vive en face.Quelques coups de canons allemands tout de même obligent la 1ère Compagnie de Louis Siebenborn à intervenir pour dégager une unité vers le village d'Obersheim. Un char saute sur une mine : un blessé.
Le 16 septembre, après seulement une semaine, le repli est ordonné. La 1ère Compagnie et l’Etat-major du 20e BCC s’installent à Cutting dans la région de Saint-Avold.

 

Mort électrocuté

 

lls y restent pendant deux mois opérant quelques manœuvres. Puis il est prévu d'emmener le bataillon sur des porte-chars en avant de la Ligne Maginot dans les villages évacués de Farebersvillers et Achain. Les chars R 35 sont astiqués et révisés. Pendant ce travail de mise en ordre, Louis Siebenbom s'électrocute le 18 novembre 1939. Il meurt sur le coup. Il a 25 ans. C’est la première victime militaire originaire de la vallée de l’Orne.

Tous les autres militaires tués tomberont dans les combats de mai-juin 1940. Un mort oublié qui n'est même pas cité dans l’Historique du 507e RCC. Il est enterré au cimetière militaire de Dieuze

La tombe de M. Siebenborn à Dieuze en 1939

 

 

 

Cette chronique comprend encore les titres ci-dessous : à découvrir dans

      "Chroniques de la Deuxième guerre Mondiale dans la vallée de l'Orne

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 Réquisition des usines et de leurs ouvriers.

 Maizières-lès-Metz et Moyeuvre. Centres de recueil pour évacués
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Quatre-vingt un Allemands habitant la vallée sont internés.

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